eFootbal PES 2021 : Une mise à jour sans grosses surprises

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Ces dernières années, nous avons souvent lu sur jeuxvideo.com ce commentaire utopique au sujet des jeux de sport annuels : avec le peu de changement d’une année sur l’autre, autant faire une simple mise à jour des maillots et des transferts. Et bien oui, Konami a pris le pari de le faire. Le jeu de football eFootball PES 2021 s’annonçait comme une mise à jour des effectifs et des tuniques par rapport à PES 2020, moins onéreuse qu’à l’accoutumée sans changement dans le contenu. Alors à la sortie, y a t’il de bonnes ou de mauvaises surprises ?
S’assumer pour moins diviser. Telle est la devise de Pro Evolution Soccer cette saison, pour trancher avec l’immobilisme de licences sportives comme Madden NFL ou NBA 2K. Les studios sont en effet concentrés sur les sorties next-gen de leurs célèbres saga, mais ont pondu des titres quasi-identiques voire bâclés par rapport aux derniers jeux, provocant la grogne de nombreux joueurs. Konami est aussi sur le pont pour sortir un PES 2022 nouvelle-génération et ne pas louper le virage, mais propose de son côté eFootball PES 2021 à un prix abordable (30€ environ) en guise de mise à jour des effectifs et maillots. Pas de nouveau gameplay, pas de nouveau contenu. Séduisante dans le concept ou pas, la formule intrigue.
Pas les mêmes maillots, mais la même passion
Qui dit intersaison, dit renouvellement des licences. Et sur ce point, PES a tremblé d’un poil. On retrouve de nombreux championnats sous-médiatisés sous licences, à savoir la Superliga du Danemark, l’Eredvisie néerlandais, le championnat du Portugal, la Jupiler Pro League belge, le championnat de Suisse, la Premiership écossaise, la Premier Liga russe et Super Lig turque. L’Amérique du Sud n’est pas en reste avec les championnats Argentins, Brésiliens, Colombiens et Chiliens, tout comme l’Asie (CFA Super League chinoise, AFC Champions League et Toyota Thai League Thaïlandaise). Plus classique, la Ligue 1 Conforama et Domino’s Ligue 2 en France bénéficient des habillages visuels officiels, toutes les équipes sous licences, et la Serie A TIM propose également l’ambiance officielle italienne. Les deux grosses nouveautés sont l’ajout de la licence officielle Serie BKT en Italie, avec plusieurs équipes licenciées aujourd’hui à l’échelon supérieur (Benevento, Crotone). Un ajout pour compenser une perte, la Serie A est en effet amputée de deux grosses licences, à savoir l’AC Milan et l’Inter Milan. Pas de surprise en Espagne et Angleterre, où les deux divisions ont des noms génériques tout comme la plupart des équipes, à l’exception du FC Barcelone, d’Arsenal et Manchester United.
Tous ces clubs licenciés bénéficient d’un lifting saisonnier. Encore heureux nous direz vous, puisque c’est le principe de l’itération. On retrouve donc les nouvelles tuniques du Bayern, le magnifique maillot Third noir et or du Barça, les kits Daniel Hetcher du Paris Saint-Germain ou le visuel marbre pour Arsenal à l’extérieur. Pas de gros oubli de ce côté, et on se réjouira presque de ne pas pouvoir observer l’immonde maillot torchon de l’Inter en déplacement. Au niveau des transferts, notre humeur est en revanche plutôt mi-figue-mi-raisin. Avec le patch day one, plusieurs gros mouvements du mercato ont été opérés dans le jeu, comme les départs de Cavani et Thiago Silva du PSG, l’arrivée de Werner à Chelsea ou même le recrutement de Serhou Guirassy à Rennes. Mais d’autres transferts on été carrément oubliés, avec l’échange Arthur-Pjanic entre la Juventus et Barcelone en tête de gondole (voire l’arrivée de Loïs Diony à Angers…). On aurait aimé voir un titre irréprochable de ce côté, sachant que sa fonction première est d’être une mise à jour. Idem pour les actualisations des ligues (plusieurs montées-descentes pas encore actées en Italie, Espagne, Belgique, Turquie) et numéros de maillot (Griezmann a toujours le 17 au Barça). En tout cas, Konami a promis de corriger ces écarts via une grosse update le 22 octobre.
La plus belle de mes copies
Vous aurez compris que ce test ne s’éternisera pas, puisque presque similaire à l’année passée. Presque, puisque Konami n’a pas sorti la même version au niveau du gameplay que celle de PES 2020 publiée en septembre dernier. C’est bien évidemment la version la plus patchée du dernier opus disponible à nos mimines, avec deux améliorations marquantes. Au cours de la saison passée, le positionnement des gardiens sur certaines actions précises ont été revues, et plusieurs grosses boulettes ont été gommées. Cela n’éclipse pas quelques contres frustrants ou sorties imprécises, mais c’est un pas en avant. Même son de cloche pour l’IA, surtout en défense, bien plus habile pour s’imposer physiquement qu’aux prémices de PES 2020. C’est donc la meilleure mouture possible qu’a sorti Konami pour se régaler sur le terrain. Un cocktail soigné d’animations et de rythme, propice aux constructions intelligentes et contres bien menés bien qu’exigeant une certaine maîtrise. L’aspect visuel ne bouge pas d’un iota et reste le meilleur de la série sur la modélisation des visages, animations de joueurs et stades, tout comme la retranscription des ambiances sonores.
Ligue des Remastered
Le contenu offre donc les mêmes qualités et défauts que son prédecesseur, point par point puisque copié à l’identique. Le menu de base est très austère, et l’interface souvent fouillie lorsqu’il s’agit de changer le plan de jeu, ou naviguer au sein des modes de jeu Ligue des Masters/Vers une Légende. Ces derniers peinaient à se renouveller dans le format, étaient même accompagnés de quelques ecceuils (impossible de paramètrer précisément les montants de transfert en LDM) mais restent bien identiques. Suffisant pour occuper les novices qui découvrent la licence, extrêmement redondant pour les habitués. Espérons pour ces derniers que la prochaine aventure sur PS5 et Xbox Series X donnera un nouveau souffle aux modes de la saga. A noter la présence du mode évènementiel Euro 2020, déjà présent sur l’opus précèdent.
Le online, malgré le visuel de ses menus tristounet fait le boulot, notamment grâce au mode MyClub, penchant Ultimate Team made in Pro Evolution Soccer, et aux modes classiques en multi coop. Le Matchday est encore de la partie, avec ses défis cadrés au niveau des équipes, ou les compétitions en ligne programmées à des horaires précis. Bref, tout le sel de la licence sans soucis d’optimisation online à la sortie. Le plus fun restant le fait de pouvoir jouer jusqu’à trois en coopération, tout en défiant ses partenaires avec ses performances de match et en tentant de remporter la rencontre. Pour la nouveauté, il faudra attendre le nouveau moteur et gameplay du prochain titre, mais ce « eFootball PES 2020 Ultimate Edition » au prix réduit est une belle occasion pour les frileux de se lancer dans le bain.
Animations et ambiance au rendez-vous
Toujours dans les clous visuellement parlant
Un gameplay lêché et agréable
Un multi en coop très sympa
Bref, les mêmes qualités que PES 2020 !
Les derniers ajustements de PES 2020 au rapport
Nouvelles licences en Serie B italienne…
…mais plus celles des équipes milanaises
Aucune nouveautés de contenu
Certains transferts pas encore là à la sortie
Interface toujours aussi pauvre et galère
Gameplay à dompter pour les novices
Bref, les mêmes défauts que PES 2020 !
C’était prévu, c’est assumé. eFootball PES 2021 « Season Update » est bel et bien une réédition de PES 2020, sans aucun changement sur les modes de jeu. L’optimisation du titre à la sortie, qui bénéficie des dernières mises à jour de gameplay de PES 2020, à savoir des gardiens moins sujets aux boulettes et une IA défensive repensée par rapport à la sortie du dernier opus est le principal point positif, avec les maillots des équipes mis à jour. En revanche, on regrettera la disparition des licences Inter/AC Milan, et une update day one qui ne comporte pas tous les transferts récents. Pour le reste, PES 2021 conserve les mêmes qualités et défauts que son ainé en attendant la nouvelle génération de console.
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