Le Japon cherche à gagner en autonomie dans le cloud

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

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Le mois d’octobre de l’année dernière, le Japon a fait le tri sur les fournisseurs de cloud pour un projet de cloud computing national. Sans grande surprise, les heureux élus sont Google Cloud et AWS.

Conscient de sa dépendance à l’égard des fournisseurs de services cloud mondiaux, le Japon se veut être de plus en plus autonome. Le gouvernement Fumio Kishida est, en effet, conscient de l’importance économique du cloud. Il a alors décidé de faire de cet objectif, une priorité.

Le gouvernement veut supporter les opérateurs de cloud nationaux

D’après Nikkei Asia, le secteur du cloud est aujourd’hui dominé par de nombreuses enseignes étrangères. Toutefois, la contrée nippone compte changer la donne. Celle-ci espère pouvoir soutenir les fournisseurs de cloud locaux, en déployant cette initiative.

La plus grande crainte de l’Etat japonais réside dans la sécurité de ses informations sensibles. Faire migrer ces données dans des clouds étrangers représenterait-il un risque pour la sécurité nationale ? Le fournisseur de cloud choisi pourra-t-il être réactif face aux tentatives de hacking dont sera sujet le pays ? Ces points suscitent une interrogation perpétuelle au Japon.

Le caractère « essentiel » du cloud computing n’est plus à démontrer. En tout cas, la faveur du gouvernement permettra aux entreprises régionales de bénéficier de subventions ainsi qu’une réduction de taux d’intérêt. De plus, n’oublions pas que l’Etat a demandé aux entreprises de cloud nationales de conserver leurs ingénieurs au pays. Cette exigence est nécessaire en vue d’offrir une réactivité maximale face aux problèmes rencontrés.

Les impacts de la souscription à des services cloud étrangers

Cela dit, de nombreux membres du gouvernement au Japon restebt sceptiques au fait de concurrencer les entreprises étrangères dans le cloud public. Ceux-ci penchent plutôt pour les clouds privés, tout aussi efficaces dans le stockage de données sensibles.

Au Japon, souscrire à des services cloud est, en principe, plus facile et moins coûteux que de construire sa propre infrastructure de données numérique. Cela explique pourquoi 68,7 % des sociétés japonaises étaient clientes de ces services en 2020. Le gouvernement en a fait autant, en transférant davantage de fonctions administratives vers le cloud.

Résultat, les entreprises de cloud étrangères ont su s’imposer sur le marché du cloud japonais. Pour les hyperscalers (AWS, Google et Microsoft), la part de marché avoisine les 60 à 70 %. Les statistiques de la Japan Fair Trade Commission avancent pourtant que ce chiffre était situé entre 5 à 10 % il y a neuf ans de cela. Une étude de la Fuji Chimera Research Institute a permis, par ailleurs, d’évaluer la part totale des fournisseurs étrangers à 72 %. Malheureusement, les entreprises locales comme NTT ou Fujitsu accusent un retard important.

Malgré ce projet d’indépendance vis-à-vis des opérateurs étrangers, le Japon a tout de même fait appel à AWS et Google Cloud pour la mise en œuvre de son premier projet national de cloud. En effet, ces deux entités ont pu répondre favorablement aux 350 exigences relevant de la sécurité, le plan juridique et le management des données. Dans les coulisses, le gouvernement projette aussi une unification de l’infrastructure numérique utilisée dans chaque ministère des 1 700 municipalités.

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