RollerCoaster Tycoon 3 – Complete Edition : un portage Switch sur de bons rails

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Après avoir été malmenée avec des épisodes récents aux qualités très discutables, la franchise RollerCoaster Tycoon avait pris du plomb dans l’aile. C’est peut-être aussi pourquoi elle se rappelle à notre bon souvenir en opérant un petit retour en arrière en revenant fin septembre avec une Complete Edition du troisième volet sur PC et Switch. C’est d’ailleurs à cette version que nous avons pu accéder afin de vous en livrer nos premières impressions.
Un peu de HD pour un contenu solide
RollerCoaster Tycoon 3 : Complete Edition est donc une version du célèbre jeu de gestion de parc d’attractions qui embarque directement avec elle les extensions Délires aquatiques et Distractions sauvages. Outre un petit coup de dépoussiérant lui permettant désormais du supporter un affichage HD, le contenu et la philosophie du jeu restent inchangés par rapport au titre d’origine, sorti il y a 16 ans déjà. Est-ce à dire que le jeu n’est plus vraiment d’actualité ? Pas vraiment. Certes nous pourrions rappeler que l’excellent Planet Coaster est passé par là, avec son haut degré de customisation, ses possibilités de gestion d’une grande richesse ou sa prise en compte de la foule, qui donnent fatalement un petit coup de vieux à son grand-père. Cependant, RCT 3 est un épisode emblématique de la franchise, autant pour la richesse de ses mécaniques que pour le fait qu’il célébrait le passage à la 3D de la saga.
Un classique toujours d’actualité
Et finalement, deux choses aident RCT 3 Complete Edition à rester dans le coup. Son design cartoon lui permet de ne pas trop subir les outrages du temps et la solidité de ses mécaniques lui permettent de procurer le même plaisir de gestion qu’à l’époque. Plus de 300 attractions, 500 éléments de décors, 60 boutiques et services seront autant d’éléments à votre disposition pour bâtir le parc de vos rêves, sans pour autant oublier les possibilités folles offertes par la construction de montagnes russes créées par vos soins. RCT 3 est donc toujours aussi plaisant à parcourir et propose un niveau de microgestion assez poussé, vous laissant ajuster avec une grande précision de multiples aspects de votre parc. À travers de nombreuses campagnes, vous découvrirez ou redécouvrirez le plaisir de placer intelligemment vos boutiques, vos files d’attente, vos distributeurs et vos employés pour le plaisir des petits comme des grands qui visitent votre structure. Pas d’inquiétudes donc, sur ce point, RCT 3 reste RCT 3 et c’est une très bonne chose, à plus forte raison que, comme nous l’avons dit plus haut, ses mécaniques restent toujours à propos, même en 2020.
Un maniabilité fluide passé un temps d’adaptation
Cependant, la principale crainte venait, comme c’est souvent le cas lorsqu’un jeu de gestion débarque sur consoles, de savoir de quelle manière la navigation serait adaptée au pad, celui de la Switch en l’occurrence. Eh bien force est de constater que l’ensemble semble plutôt bien fonctionner. Les gâchettes droite et gauche permettent de respectivement ouvrir les menus généraux liés au parc et ceux des attractions et la navigation dans les sous-menus se fait autant par les boutons de droite qu’avec le D-Pad. Certes, il serait naïf de croire que nous nous trouvons en présence du même degré de fluidité qu’avec une souris et un clavier en mains, mais en l’état, difficile de voir de quelle manière plus pertinente les touches auraient pu être affectées. Oui, il faudra un petit temps d’adaptation pour que la navigation devienne intuitive et cette dernière se fait en l’échange de nombreuses combinaisons de touches. Néanmoins, une fois le coup pris, la maniabilité du jeu se fait sans trop d’à coups. Notez qu’il en va de même pour la construction. Qu’il s’agisse de l’élévation d’un chemin, d’une file d’attente ou même d’une montagne russe, RCT3 propose un système assisté facilitant la progression de la pose de tous les éléments. Une fois encore, inutile d’espérer retrouver la légèreté d’une souris, mais tout de même, le challenge est très loin d’être inaccessible en l’occurrence.
Nous pourrions cependant déplorer une interface un petit peu intrusive lors de la pose de bâtiments, cette dernière masquant parfois l’orientation de l’entrée d’une attraction, vous contraignant à jouer avec le zoom pour ne pas vous tromper lors de la construction et vous retrouver avec une entrée tournant le dos à votre chemin d’accès. Ce problème est d’autant plus présent en mode nomade, la petitesse de l’écran n’aidant pas une bonne visibilité au global. Enfin, nous pourrions soulever la présence de ralentissements lors de la construction des attractions les plus denses ou quelques bugs de caméra dans la Coaster Cam. Pas de quoi fouetter un chat dans tous les cas, ce portage semble très solide.
La principale inquiétude sur le portage Switch du classique du jeu de gestion concernait son adaptation au pad. Soyez rassuré : s’il faudra bien un petit temps d’adaptation pour assimiler les combinaisons de touches, la navigation fini par être intuitive, sans naturellement avoir le même degré de fluidité qu’avec une souris. Si l’on pourra simplement déplorer des bugs de caméra dans la coaster cam ou une interface parfois un peu gênante pour la construction en mode nomade, ce portage Switch, disponible le 24 septembre, semble sur de bons rails pour faire décourir ou redécouvrir ce monument du jeu de gestion.
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