Test Steelseries Arctis 9 Wireless : Un casque sans-fil équilibré et multi-plateforme.

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Spécifications
Compatibilité
PC, Mac, PS4, Switch, Bluetooth (et filaire)
Transducteurs
2×50 mm
Réponse en fréquence
20 Hz – 20kHz-
Impédance
32 Ohms
Sensibilité
98 dB SPL @ 1 mW & 1 cm
Type microphone
Electret Bi-Directionnel
Atténuation bruit micro
Matérielle
Zones éclairées
Non
Rendu 7.1
Non
Poids
376 g
Connexions disponibles
Sans fil propriétaire via dongle USB, Bluetooth et filaire (sours réserve)
Alors que le modèle Arctis 9X existe depuis un peu plus d’un an, en exclusivité sur Xbox One, voici que Steelseries nous propose une version pensée pour les consoles PlayStation, la Nintendo Switch, le PC et bien d’autres encore grâce à une connexion Bluetooth et le port mini-jack le plus improbable que nous ayons jamais rencontré.
Puisque nous y sommes, attaquons directement avec cette histoire de connectivité et ses nombreuses subtilités. Suivez bien, car il y a matière à se perdre. L’Arctis 9 Wireless est donc un casque sans-fil couplé à un dongle USB. Ce dongle peut être branché à un PC Windows ou Mac, avec l’appui du logiciel Steelseries Engine 3 sur les deux plateformes. On peut aussi le connecter à une PlayStation 4 (ou 5) en USB, ou encore à une Nintendo Switch via les ports USB de son dock, et donc uniquement en mode TV. Les consoles n’offrant pas la possibilité de créer une application de gestion du casque, on y perd au passage en fonctionnalités, entre égalisation, gestion du volume du micro et effet surround.
Petit détail qui n’est pas vraiment souligné par le constructeur : la carte son du dongle USB offre 1 canal en entrée pour le micro, 2 canaux stéréo pour le jeu, et enfin 2 canaux stéréo indépendants pour le retour du chat. De quoi équilibrer directement les voix du multijoueur et le son du jeu depuis le casque, via la petite molette dédiée. Sauf que là aussi, c’est une exclusivité du PC, les canaux du chat n’étant pas disponible sur PlayStation ou sur Switch. Steelseries propose bien une entrée analogique supplémentaire à son dongle, pour ceux qui voudraient récupérer le son de la télé pour le réinjecter dans le casque, mais cette solution n’est ni pratique, ni vraiment efficace.
L’arctis 9 offre aussi une connexion Bluetooth 4.1, du genre à se connecter volontiers à un smartphone, une TV connectée, et autre appareils compatibles, avec une latence vraiment modérée. Et c’est là que l’on arrive à l’embase mini-jack 3.5 mm délicatement nommée “Headphone Share” dans la notice en Anglais et simplement “Fiche mini-jack en Français”. Embase que nous avons immédiatement prise pour une entrée passive et que nous avons essayé avec une Switch et une tablette. Et qui, mis à part un petit soucis de réglage du volume qui baisse en butée de la molette, a parfaitement fonctionné, rendant du coup le casque compatible avec les consoles portables, mais aussi les manettes PlayStation et Xbox. Youpi. Sauf que, cette fiche a en réalité une toute autre fonction.
Oui, elle peut accepter la sortie d’un appareil pour une utilisation en passif, mais elle a surtout été conçue pour offrir une sortie vers un second casque, filaire lui. Ainsi, et c’est la première fois que nous voyons une telle fonction, il est possible de regarder un film en Bluetooth, tout en partageant le signal avec une autre personne, connectée en filaire avec son propre casque directement sur le Arctis 9. Et franchement, ça marche bien. Ca tire un peu sur la batterie, qui passe de 20 heures à 10 heures de fonctionnement, mais au niveau des volumes, c’est impeccable. Entre ça et la sortie ligne du dongle qui permet de faire passer le son automatiquement quand le casque est débranché, nous avons donc affaire à deux bonnes idées, mais qui trouveront difficilement leur public tant elles sont mal (voire pas) expliquées dans la courte notice.
D’un point de vue esthétique, l’Arctis 9 joue la carte de la sobriété : plastiques dépourvus de couleur, pas d’éclairage RGB à part la discrète diode de connexion, et de larges plaques d’oreillettes avec simplement la marque incrustée en noir brillant sur une surface mate. Au niveau du design, Steelseries conserve son système à arceau simple et fixe, doublé d’un bandeau élastique, le tout sans le moindre réglage de taille. C’est étonnant, mais pour la plupart des tailles de crâne, ça fonctionne très bien. Nous trouvons tout de même deux limites à cette méthode : les têtes d’enfant, pour lesquelles le casque est juste trop grand, et les têtes les plus larges (ou les plus chevelues) avec lesquels nous trouvons un certain inconfort quand le casque tire trop sur les oreilles. Pour les autres, le maintien est efficace et le casque trouve vite sa place pour ne plus la quitter, et ce même si l’on reste sur un type relâché, assez typique de ce que propose la marque d’habitude.
Au niveau des oreillettes, Steelseries propose des mousses denses et assez fines. Le contact est donc ferme, ce qui est plutôt agréable, mais attention cependant car voilà un design parfaitement incompatible avec les lunettes. Si vous en portez pour jouer, passez votre chemin. Quant à la matière de ces oreillettes, nous sommes en présence d’un tissu doux, fin et aéré, parfaitement adapté aux longues sessions mais n’offrant quasiment aucune protection contre les bruits extérieurs. Là encore, un peu à contre courant de la communication de Steelseries, nous constatons que le casque se destine principalement à une utilisation à la maison, loin des bruits ambiants.
On retrouve aussi cet écart au niveau du micro, un modèle rétractable annoncé comme un champion de l’atténuation, mais qui dans les faits capte finalement très bien les bruits ambiants, faute d’outil spécifique pour les gérer. Pas de gate sur le logiciel, pas de réducteur de bruit ciblé, pas d’égalisation non plus, les options pour le microphone se limitant à un volume de sortie et un volume du retour dans le casque par paliers. Il faut alors compter sur une ouverture à l’arrière de la tige rétractable pour créer un effet d’inversion de phase, clairement insuffisant dès que le lieu où l’on est se montre un minimum bruyant.
En même temps, le micro du Arctis 9 peut prétendre à une utilisation en chat sans rougir, mais pas tellement plus. Le timbre est respecté, bien que légèrement étouffé dans les aigus, mais le micro souffre surtout d’une qualité de membrane incapable de soutenir les nuances de la voix. Trop de bruits de bouche à bas volume, de la saturation dès qu’on hausse un peu le ton, et un petit souffle que l’on entend même en retour dans les moments de silence. On vous a d’ailleurs préparé une vidéo pour vous en rendre compte par vous-même.
L’écoute avec l’égalisation par défaut est un peu brouillonne, la faute à une présence trop appuyée du côté des bas médiums. Il faut donc passer par l’égaliseur du Engine 3 pour aérer ce côté “étouffé” et ainsi libérer le potentiel du haut-parleur dans les graves, avec en prime un peu de clarté gagnée dans les aigus. Si on ne peut reprocher au Arctis 9 Wireless de mal faire, l’écoute musicale comme la diffusion de film ou le jeu étant agréable avec ce casque, ça reste globalement inférieur à un Logitech G Pro X Wireless ou un Sennheiser GSP 670 en termes de dynamique ou de clarté. Et comme trop souvent avec les casques sans-fil qui cherchent la performance en autonomie, la limitation de l’amplification intégrée est vite atteinte et l’on peut se retrouver à court de puissance pour remonter une source légèrement faiblarde ou pour compenser un lieu un peu bruyant.
Pour ce qui est du 7.1, avec une carte qui ne gère que la stéréo et le soutien invisible d’un DTS Headphone:X 2.0 uniquement sur Windows, nous ne pouvions pas espérer grand chose de plus qu’un simple surround non dynamique. Et c’est bien ce que nous avons. Sans grand intérêt donc.
Au final, le Steelseries Arctis 9 Wireless nous apparaît comme un casque correct en tous points mais qui ne brille jamais vraiment. Une ergonomie perfectible mais fonctionnelle, une sonorité aux oreilles qui est plaisante mais demande d’abord à être corrigée, un micro convenable mais qui peine dès que l’on sort d’une utilisation classique, et des fonctionnalités intéressantes mais souvent réservées à la plateforme PC. Ce casque réussit finalement à trouver sa place grâce à une large compatibilité en sans fil ou en filaire, et ce malgré un connecteur mini-jack qui ressemble plus à du bricolage qu’à une véritable entrée. Nous nous attendions à un hit, c’est finalement un peu plus fade comme résultat. Surtout vu le tarif pratiqué, à 200€ pour son lancement.
Une sonorité agréable une fois corrigée dans l’égaliseur
Un casque confortable et aéré
Finition et esthétique réussies
Le Bluetooth qui élargit la compatibilité
Un port mini-jack étonnant mais bien utilisable
Bluetooth et 2,4 GHz simultanés
Le micro est assez limité
Ca peut manquer de puissance
Un simple surround sans intérêt
Sonorité de base un peu étouffante (égalisation recommandée)
Peu confortable avec des lunettes)
Avec le Arctis 9 Wireless, Steelseries vise probablement un petit peu trop haut en termes de tarif. Le casque n’a pas de gros défaut mais il ne se place pas non plus au niveau de la qualité sonore, de l’ergonomie ou de la finition des ténors de la catégorie. Il est en revanche particulièrement efficace pour ce qui est de sa compatibilité multi-plateforme et se montre vraiment agréable à porter sur les longues sessions, à condition de ne pas porter de lunettes.
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